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Situation

Fraude bancaire ou faux conseiller : agir vite, sans brouiller le dossier

Un appel « de votre banque », une validation demandée dans l'urgence, un virement ou un bénéficiaire ajouté : ces manipulations sont redoutables et touchent des personnes très prudentes. Vous êtes victime, pas responsable. La loi vous laisse jusqu'à 13 mois pour contester une opération non autorisée (dans l'EEE), mais agir tôt protège le dossier. Voici quoi faire, dans le bon ordre et calmement.

Guide pratique · lecture ~6 min · on ne vous demandera jamais vos codes.

De l'argent vient de partir, ou un appel est en cours ?

Trois gestes tout de suite : raccrochez et ne rappelez pas le numéro affiché ; appelez votre banque par un canal officiel (le numéro au dos de votre carte) pour faire opposition et contester ; ne supprimez rienSMS, appels et notifications sont vos preuves.

COMMENT ÇA SE PASSE

Reconnaître l'arnaque au faux conseiller

Le fraudeur se fait passer pour votre banque, le « service fraude » ou un prestataire de sécurité. Trois signaux reviennent presque toujours : si vous les repérez pendant un appel, c'est le moment de raccrocher.

Une alerte qui installe l'urgence

Tout commence par un prétexte crédible : opération suspecte, carte compromise, virement en attente ou compte « bloqué ». L'objectif est de vous faire agir vite, avant de réfléchir.

On vous fait « valider » quelque chose

On vous demande de confirmer une notification, de communiquer un code reçu par SMS, d'ajouter un bénéficiaire ou de valider une opération présentée comme une « annulation ». C'est le cœur du piège.

Un interlocuteur trop bien informé

Le numéro affiché ressemble à celui de votre banque et la personne connaît déjà certaines de vos données. Cette apparence de légitimité est fabriquée : un vrai conseiller ne vous demande jamais vos codes.

LE PAS-À-PAS

Les priorités des premières heures

Six temps, du plus urgent au plus posé. Le bon ordre évite deux erreurs fréquentes : laisser un accès actif, ou supprimer trop vite des éléments utiles au dossier.

01RaccrocherCouper l'échange, ne pas rappeler le numéro affiché
02BloquerLa banque par canal officiel, opposition carte & virements
03ConserverSMS, appels, notifications, captures, ne rien effacer
04SécuriserMots de passe exposés (banque, messagerie), appareils
05VérifierBénéficiaires, plafonds, virements programmés, sessions
06DocumenterUne chronologie datée pour la banque et la plainte

Deux réflexes à garder en tête pendant que vous agissez. D'abord : ne validez jamais une opération « pour l'annuler »c'est justement ainsi que le virement part. Ensuite : un vrai conseiller ne vous demande jamais votre mot de passe, un code d'authentification reçu par SMS, ni le numéro complet de votre carte.

Une fois la banque prévenue, prenez cinq minutes pour poser une chronologie simple. Elle servira à la contestation, à la plainte et, si besoin, à un rapport. Notez, dans l'ordre :

  • l'heure du premier appel ou message, et le numéro affiché ;
  • l'identité prétendue de l'interlocuteur (banque, service fraude…) ;
  • les informations qu'il détenait déjà sur vous ;
  • les instructions qu'il vous a données ;
  • les opérations validées ou constatées (montants, bénéficiaires, IBAN) ;
  • les actions réalisées après la découverte (opposition, signalement…).

Une preuve utile n'est pas forcément technique : une capture horodatée, un SMS, une notification bancaire ou un e-mail suffit souvent à établir la chronologie. On sépare toujours ce qui est constaté de ce qui est supposé.

LES DÉMARCHES

Banque, signalement, réclamation : dans quel ordre ?

Séparez l'urgence bancaire, la conservation des preuves et le recours en cas de refus. Voici l'enchaînement utile.

1. La banque, sans attendre

Signalez les opérations contestées au service fraude, faites opposition sur les cartes et moyens de paiement exposés, demandez le gel des virements si la situation le justifie. Réclamez une trace écrite de votre contestation et des mesures prises. Contrôlez les bénéficiaires, plafonds, virements programmés et mandats de prélèvement.

2. Le signalement

Selon le cas : Perceval pour une fraude à la carte bancaire (après opposition), ou une plainte (le cas échéant via THESEE) pour une escroquerie plus large. Le signalement ne remplace pas la contestation bancaire : il la renforce.

3. Réclamation et médiation

En cas de réponse insuffisante, adressez une réclamation claire et factuelle : faits, montants, opérations contestées, absence de consentement réel au profit du bénéficiaire, pièces et récépissés. Une phrase sobre (« je conteste ces opérations, réalisées dans le cadre d'une manœuvre frauduleuse ») pèse plus qu'un récit émotionnel. Si le refus persiste, le dossier peut être porté au médiateur bancaire ou à un conseil juridique.

LES PIÈGES

À éviter absolument

Quelques gestes réflexes aggravent la situation ou fragilisent votre dossier. Gardez-les en tête.

  • Ne validez jamais une opération « pour l'annuler ». C'est précisément le moment où le virement ou le paiement part réellement.
  • Ne rappelez pas le numéro affiché pendant l'arnaque. Passez toujours par le numéro officiel, au dos de votre carte ou dans l'application.
  • Ne communiquez ni code, ni mot de passe, ni numéro complet de carte. Aucun vrai conseiller ne vous les demandera.
  • Ne supprimez pas les SMS ni le journal d'appels. Ils établissent la chronologie : faites des captures et gardez les originaux.
  • N'attendez pas plusieurs jours pour signaler. La rapidité du signalement joue en votre faveur dans la contestation.
SE FAIRE AIDER

Un doute sur la marche à suivre ?

Le pré-diagnostic gratuit qualifie votre situation, identifie les preuves utiles et indique s'il faut une intervention technique, un rapport ou un simple accompagnement. Zerval Smart informe et accompagne, mais ne remplace ni votre banque, ni la police, ni un avocat, et ne garantit aucun résultat : ni remboursement, ni récupération de fonds, ni identification de l'auteur. Des engagements, pas des promesses. Nous ne vous demanderons jamais vos codes, et vos données restent en France.

Sources officielles : Cybermalveillance.gouv.fr · Perceval, fraude carte · cybermalveillance.gouv.fr.

POURSUIVRE

Pour aller plus loin

Selon votre situation, ces pages complètent la contestation et la sécurisation de vos comptes.

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